Quelques faits sur la population du Canada

Avec près de 10 millions de kilomètres carrés (3,8 millions de milles carrés), le Canada est le deuxième plus vaste pays du monde.
  • En octobre 2008, sa population s’élevait à 33,4 millions de personnes
  • La densité de sa population atteint à peine 3,5 personnes par km2
  • La population du Canada n’est pas répartie uniformément sur son territoire, les deux tiers vivant à moins de 100 kilomètres de la frontière sud avec les États Unis
  • Plus de 80 p. 100 de la population habite des centres urbains
  • Quelque 45 p. 100 des Canadiennes et Canadiens vivent dans six zones métropolitaines seulement

Statistique Canada maintient une mine de données sur la population du Canada.

Responsabilité de l’éducation

Responsabilité

Au Canada, il n’y a ni ministère fédéral de l’Éducation ni système national intégré d’éducation. Dans le système fédéral de partage des pouvoirs, la Loi constitutionnelle de 1867 du Canada stipule que, dans « chaque province, la législature pourra exclusivement décréter des lois relatives à l’éducation ». Dans les 13 instances – 10 provinces et trois territoires, les ministères de l’Éducation sont responsables de l’organisation, de la prestation et de l’évaluation de l’éducation primaire et secondaire, de la formation technique et professionnelle et de l’enseignement postsecondaire. Certaines provinces et certains territoires sont dotés de deux ministères, l’un responsable de l’éducation primaire-secondaire et l’autre de l’enseignement postsecondaire et de la formation professionnelle.

Différences régionales

Bien qu’il y ait de très nombreuses similitudes entre les systèmes d’éducation des provinces et territoires du Canada, il y a également des différences importantes entre les programmes d’études, les évaluations et les politiques de reddition des comptes provinciaux et territoriaux qui témoignent de la géographie, de l’histoire, de la langue, de la culture et des besoins particuliers de la population desservie. Le caractère vaste, diversifié et largement accessible des systèmes d’éducation du Canada atteste de l’importance accordée à l’éducation par la société.

Financement de l’éducation

En 2005-2006, les gouvernements provinciaux, territoriaux, fédéral et locaux ont investi 75,7 milliards de dollars en éducation, dans tous les ordres d’enseignement, soit 16,1 p. 100 des dépenses publiques. De ce total :

  • 40,4 milliards de dollars ont été affectés à l’enseignement primaire et secondaire
  • 30,6 milliards de dollars à l’enseignement postsecondaire
  • 4,6 milliards de dollars à d’autres types d’enseignement tels que le recyclage professionnel et la formation linguistique pour les nouveaux arrivants et arrivantes

En 2002 2003, le total combiné des dépenses publiques et privées en éducation se chiffrait à 72,3 milliards de dollars, dont :

  • 42,7 milliards de dollars pour l’enseignement primaire-secondaire
  • 5,2 milliards de dollars pour la formation technique et professionnelle
  • 5,6 milliards de dollars pour les collèges
  • 18,8 milliards de dollars pour les universités

Les dépenses publiques représentaient 82,3 p. 100 du total, et les dépenses privées, 17,7 p. 100.

(Tous les chiffres en dollars sont tirés de Indicateurs de l’éducation au Canada : rapport du Programme d’indicateurs pancanadiens de l’éducation 2007 et correspondent aux dollars canadiens constants de 2001 afin de rendre possibles les comparaisons dans le temps.)

Organisation des systèmes d’éducation

Le schéma ci-dessous illustre l’organisation du système préscolaire, primaire, secondaire et postsecondaire de chaque instance.

Cliquer sur le graphique pour en obtenir une version imprimable. Le CICDI offre une mine d’information sur les systèmes d’éducation provinciaux et territoriaux.

Éducation primaire et secondaire

Rôle du gouvernement

L’éducation publique est gratuite pour tous les Canadiens et Canadiennes qui satisfont à divers critères relatifs à leur âge ou lieu de résidence. Chaque province et territoire compte un ou deux ministères responsables de l’éducation, chacun dirigé par un ministre qui est presque toujours un membre élu de la législature et qui est nommé à ce poste par le leader du gouvernement provincial ou territorial. Les sous-ministres sont des fonctionnaires qui s’occupent du fonctionnement de leur ministère respectif. Les ministères assurent une gestion éducationnelle, administrative et financière, offrent un soutien aux écoles, déterminent les services éducatifs devant être offerts et établissent les politiques et les mesures législatives encadrant l’éducation dans les instances.

Gestion locale

La gestion locale de l’éducation est habituellement confiée aux conseils et commissions scolaires, aux districts scolaires, aux divisions scolaires ou aux conseils d’éducation de district. Les pouvoirs délégués à ces autorités locales, dont les membres sont élus par le public, sont déterminés par les gouvernements provinciaux et territoriaux et portent généralement sur le fonctionnement et l’administration (notamment financière) du groupe d’écoles dont elles ont la charge, sur la mise en œuvre des programmes d’études, sur le personnel enseignant, sur l’inscription des élèves et sur la proposition de nouvelles constructions ou d’autres dépenses importantes.

Écoles et effectifs scolaires

Selon les données de Statistique Canada, le Canada compte quelque 15 500 écoles :

  • 10 100 écoles primaires
  • 3400 écoles secondaires
  • 2000 écoles primaires-secondaires
  • 350 élèves par école en moyenne

En 2004-2005, les provinces et territoires ont signalé que 5,3 millions d’élèves fréquentaient les écoles primaires et secondaires publiques.

Enseignement dans la langue de la minorité

Le Canada est un pays bilingue, et la Constitution reconnaît le français et l’anglais comme ses deux langues officielles. D’après le recensement de 2006, plus de 85 p. 100 des Canadiennes et Canadiens de langue maternelle française vivent au Québec; les droits linguistiques en milieu minoritaire des élèves francophones résidant à l’extérieur du Québec et des élèves anglophones vivant au Québec sont protégés par la Charte canadienne des droits et libertés. Cette charte définit les conditions sous lesquelles les Canadiennes et Canadiens ont le droit d’avoir accès à une instruction publique dans la langue de la minorité. Chaque province et territoire a créé des conseils scolaires francophones pour gérer le réseau d’écoles où le française est la langue première. Au Québec, la même structure existe pour l’éducation en anglais langue première.

Sources de financement

Le financement public de l’éducation est assuré directement par le gouvernement provincial ou territorial ou, à divers degrés, par des transferts provinciaux conjugués à des taxes locales perçues par le gouvernement local ou par les conseils et les commissions dotés de pouvoirs de taxation. Les règlements provinciaux et territoriaux, qui sont revus annuellement, établissent la structure de financement qui fixe le niveau de l’aide financière versée à chaque conseil ou commission scolaire au sein de chaque province et territoire, en fonction, entre autres facteurs, du nombre d’élèves, des besoins spéciaux et de la collectivité desservie.

Éducatrices et éducateurs

En 2004-2005, les systèmes d’éducation primaire et secondaire du Canada employaient près de 310 000 éducatrices et éducateurs, qui comptaient généralement à leur actif quatre ou cinq ans d’études postsecondaires. Ces éducatrices et éducateurs sont avant tout des enseignantes et enseignants, mais comptent également des directrices et directeurs, vice-directrices et vice-directeurs, ainsi que le personnel professionnel non enseignant comme des consultantes et consultants et des conseillères et conseillers. Ils sont autorisés à exercer leur profession par les ministères de l’Éducation provinciaux et territoriaux. La plupart des enseignantes et enseignants de l’ordre d’enseignement secondaire sont spécialisés dans les cours qu’ils donnent.

Éducation de la petite enfance ou éducation préscolaire

Toutes les instances offrent des programmes de maternelle, en journée complète ou en demi-journée, obligatoires ou facultatifs. Huit instances offrent la maternelle en journée complète à tous les enfants de cinq ans. En 2014, le CMEC a publié le Cadre du CMEC pour l’apprentissage et le développement des jeunes enfants, qui présente une vision pancanadienne pour l’apprentissage de la petite enfance pouvant être adaptée aux besoins et aux circonstances uniques de chaque province et de chaque territoire.

Éducation primaire

L’âge de la fréquentation scolaire obligatoire varie d’une province ou d’un territoire à l’autre, mais la plupart des provinces et territoires exigent la présence à l’école à partir de l’âge de six ans, jusqu’à l’âge de 16 ans. Dans certains cas, la fréquentation scolaire obligatoire débute à cinq ans et dans d’autres, elle se poursuit jusqu’à l’âge de 18 ans ou jusqu’à l’obtention du diplôme d’études secondaires. Dans la plupart des provinces et territoires, l’éducation primaire dure entre six et huit ans. Presque 98 p. 100 des élèves du primaire passent à l’ordre d’enseignement secondaire.

Programme d’études primaires

Le programme d’études primaires met l’accent sur les matières de base que sont la langue, les mathématiques, les sciences humaines, les sciences, l’éducation physique et l’éducation à la santé ainsi que l’initiation aux arts; certaines provinces et certains territoires ajoutent à cette liste l’apprentissage d’une deuxième langue. Plusieurs provinces et territoires insistent de plus en plus sur les compétences de base comme la littératie et la numératie ainsi que sur les compétences globales comme la pensée critique et la résolution de problèmes; l’innovation, la créativité et l’entrepreneuriat; apprendre à apprendre/la conscience de soi et l’apprentissage autonome; la collaboration; la communication; ainsi que la citoyenneté mondiale et la durabilité.

Éducation secondaire

L’école secondaire couvre les quatre à six dernières années de la fréquentation scolaire obligatoire. En 2003, 74 p. 100 des élèves ont terminé avec succès leur secondaire, 78 p. 100 des filles et 70 p. 100 des garçons ayant obtenu leur diplôme. Le taux global d’obtention du diplôme est resté relativement stable tandis que le taux de décrochage à plus long terme a décliné alors que les élèves plus âgés finissent leurs études secondaires. En 2004-2005, le taux de décrochage (défini comme étant les 20-24 ans sans diplôme d’études secondaires et ne fréquentant pas une école) a chuté à 10 p. 100.

Programme d’études secondaires

Les premières années, les élèves suivent surtout des cours obligatoires, avec quelques cours à option. La proportion de cours à option augmente dans les dernières années pour permettre aux élèves de suivre des cours spécialisés qui les préparent au marché du travail ou qui répondent aux divers critères d’admission des établissements postsecondaires. Le diplôme d’études secondaires est décerné aux élèves qui terminent le nombre prescrit de cours obligatoires et de cours à option. Dans la plupart des cas, les programmes de formation professionnelle et les programmes d’enseignement général sont offerts dans les mêmes écoles secondaires : dans d’autres, les programmes de formation technique et professionnelle sont offerts dans des centres de formation professionnelle spécialisés distincts. Les élèves désireux de s’orienter vers un métier précis peuvent suivre des programmes de durée variée, allant de moins de un an à trois ans, dont plusieurs mènent à un diplôme ou à un certificat.

Écoles séparées et privées

La législation et les pratiques concernant la création de systèmes éducatifs séparés et d’établissements d’enseignement privés varient d’une instance à l’autre. Trois instances ont des systèmes éducatifs séparés financés par les deniers publics aux ordres d’enseignement primaire et secondaire. Ces systèmes scolaires séparés respectent le droit à l’enseignement religieux conféré aux minorités catholiques et protestantes par la constitution. Les systèmes des écoles publiques et des écoles séparées financées par l’État desservent environ 93 p. 100 des élèves du Canada. Cinq instances financent partiellement leurs écoles privées, à condition que ces dernières répondent à certains critères, qui varient d’une instance à l’autre. Dans les autres instances, aucun soutien financier n’est prêté aux écoles privées, qui peuvent néanmoins être réglementées.

Enseignement postsecondaire

Gamme des établissements

Des établissements publics aussi bien que privés dispensent l’enseignement postsecondaire et offrent des grades, des diplômes, des certificats et des attestations, en fonction de leur nature et de la durée du programme. Le milieu de l’enseignement postsecondaire a évolué depuis quelques années, les universités n’étant plus, dans certaines instances, les seuls établissements habilités à conférer des grades. Un établissement d’enseignement postsecondaire reconnu est un établissement privé ou public à qui le plein pouvoir de décerner des grades, diplômes et autres titres de compétence est donné en vertu d’une loi publique ou privée du corps législatif d’une province ou d’un territoire, ou par un mécanisme gouvernemental d’assurance de la qualité.

Nombre d’établissements

Il y a au Canada 163 universités publiques et privées (y compris les écoles de théologie) et 183 collèges et instituts publics reconnus, y compris ceux qui décernent des baccalauréats et des grades appliqués. Outre les établissements reconnus, 68 établissements de l’ordre d’enseignement universitaire et 51 de l’ordre d’enseignement collégial viennent s’ajouter à la catégorie des établissements autorisés au sein desquels seuls certains programmes sont approuvés en vertu de programmes d’assurance de la qualité provinciaux.

Financement

Selon Statistique Canada, les dépenses publiques au titre de l’enseignement postsecondaire se chiffraient en 2005 2006 à 30,6 milliards de dollars (en dollars constants de 2001). En 2004-2005 :

  • le financement assuré par les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et municipaux, y compris le financement de la recherche, a totalisé 54,2 p. 100 des revenus (ce pourcentage variant toutefois entre 38,4 p. 100 en Nouvelle-Écosse et 68,1 p. 100 au Québec)
  • les droits de scolarité représentaient plus de 20 p. 100 du total
  • les legs de biens personnels, les dons, les subventions non gouvernementales et la vente de produits et de services et les investissements représentaient une autre tranche de 25 p. 100

Droits de scolarité

Les droits de scolarité à l’ordre d’enseignement universitaire étaient en moyenne de 4524 $ en 2007-2008 et les frais d’études des étudiantes et étudiants internationaux inscrits à un programme de premier cycle totalisaient en moyenne quelque 14 000 $ par année. Dans les collèges (dans les neuf provinces à l’extérieur du Québec), les droits de scolarité s’élevaient en moyenne à 2400 $ (les personnes résidant au Québec ne paient pas de droits de scolarité à l’ordre d’enseignement collégial). L’éducation est également financée par l’argent transféré par les gouvernements aux étudiantes et étudiants sous la forme de prêts, de bourses et de crédits d’impôt pour études.

Effectifs et diplomation : les tendances

La participation à l’éducation postsecondaire a augmenté de façon importante au cours des dernières années, qu’elle soit mesurée en fonction du nombre d’inscriptions ou de la proportion de la population de n’importe quel groupe d’âge qui fréquente un collège ou une université. Alors que les femmes représentent la majorité du corps étudiant sur les campus universitaires et collégiaux, elles sont toujours minoritaires dans les métiers spécialisés.

Effectifs universitaires et diplômes remis : Selon l’Universités Canada, en 2005, 806 000 personnes poursuivaient des études universitaires à temps plein (soit une hausse de près de 150 000 personnes au cours des quatre années précédentes) et 273 000 personnes poursuivaient des études universitaires à temps partiel. En 2005, les universités du Canada ont remis quelque 175 700 baccalauréats, 33 000 maîtrises et 4200 doctorats. [Derniers résultats de RSE en référence]

Gestion des universités

Les universités publiques sont très autonomes; elles établissent leurs propres critères d’admission et d’obtention du diplôme et jouissent d’une grande souplesse pour la gestion de leurs affaires financières et de leurs programmes. L’intervention gouvernementale se limite généralement au financement, aux barèmes des droits de scolarité et à l’introduction de nouveaux programmes. La majorité des universités du Canada sont dotées d’un système de gestion à deux niveaux, constitué d’un conseil d’administration et d’un sénat. Les conseils sont généralement responsables de façon globale des questions financières et des politiques. Les sénats universitaires s’occupent des programmes, des cours, des critères d’admission, des qualifications requises pour les grades et de la planification de l’enseignement. Leurs décisions doivent recevoir l’aval du conseil. La population étudiante est souvent représentée au sein de ces deux entités, à l’instar des diplômées et diplômés et de l’ensemble de la collectivité.

Activités universitaires

Au Canada, la majorité des établissements conférant des grades se concentrent sur l’enseignement et la recherche. En 2004-2005, la recherche et le développement effectués dans les universités du pays totalisaient 8,9 milliards de dollars, soit 35 p. 100 du total pour le Canada. L’enseignement est l’autre fonction essentielle, qu’il soit dispensé dans les petites universités d’arts libéraux, qui n’offrent que des grades de premier cycle, ou dans les grands établissements à large vocation. Le nombre d’étudiantes et étudiants varie entre 2000 à certains établissements et près de 62 000 étudiantes et étudiants à temps plein à l’Université de Toronto, première université anglophone du Canada.

Programmes universitaires

Plus de 10 000 programmes de premier et de deuxième cycle sont offerts dans les universités du pays, auxquels s’ajoutent les programmes menant à un grade légal ou à un certificat. La plupart des établissements dispensent l’enseignement en français ou en anglais, alors que d’autres fonctionnent dans les deux langues officielles. En 2005, les universités du Canada employaient près de 40 000 professeures et professeurs à temps plein.

Grades universitaires

Les universités et les collèges universitaires se concentrent sur les programmes menant à un grade mais peuvent également offrir certains diplômes et certificats, souvent pour les professions désignées. Les grades universitaires sont offerts à trois niveaux consécutifs :

  • Les programmes de baccalauréat sont accessibles aux personnes qui ont terminé avec succès leurs études secondaires ou, au Québec, le programme de deux ans du cégep. La plupart des universités ont également des critères d’admission et des itinéraires spéciaux pour les adultes. Le baccalauréat exige habituellement trois ou quatre années d’études à temps plein, selon la province et la nature générale ou spécialisée du programme.
  • La maîtrise exige habituellement deux années d’études après le baccalauréat.
  • Pour ce qui est du doctorat, de trois à cinq années additionnelles d’études et de recherche et un mémoire sont normalement exigés.

Le Cadre canadien de reconnaissance des qualifications correspondant à un grade décrit plus en détail les divers niveaux de diplomation. Pour les professions réglementées, notamment dans les domaines de la médecine, du droit, de l’éducation et du travail social, il faut généralement effectuer un stage avant de pouvoir obtenir l’autorisation d’exercer sa profession.

Effectifs des collèges et instituts et diplômes remis

L’Association des collèges communautaires du Canada rapporte qu’en 2004-2005 les effectifs à temps plein des instituts et collèges publics étaient de près de 515 000 étudiantes et étudiants pour les programmes à crédits. En tenant compte des étudiantes et étudiants à temps partiel et à temps plein, les programmes à crédits comptaient un effectif d’environ un million de personnes et d’environ 500 000 personnes pour les programmes sans crédit. Un peu plus de 173 000 étudiantes et étudiants ont obtenu un diplôme dans un collège ou institut public en 2004-2005.

Gestion des collèges et des instituts

Dans les collèges et les instituts publics, la participation gouvernementale peut s’étendre aux politiques d’admission, à l’approbation des programmes, aux programmes d’études, à la planification institutionnelle et aux conditions de travail. La plupart des collèges ont un bureau des gouverneurs, nommé par le gouvernement de la province ou du territoire et constitué de membres représentant le public, la population étudiante et le corps professoral. Des comités consultatifs où sont représentés le monde des affaires, l’industrie et les syndicats contribuent à orienter la planification des programmes.

Activités collégiales

Il existe des milliers de collèges et d’instituts publics et privés au Canada. Parmi ceux-ci, plus de 150 sont des collèges et instituts publics reconnus. Ils sont nommés collèges publics, instituts spécialisés, collèges communautaires, instituts de technologie, collèges d’arts appliqués et de technologie ou cégeps. Le plus souvent, les collèges privés sont des collèges de formation professionnelle.

Programmes collégiaux

Les collèges et les instituts offrent une vaste gamme de programmes de formation professionnelle dans divers secteurs professionnels et techniques, dont le commerce, la santé, les arts appliqués, la technologie et les services sociaux. Certains établissements spécialisés dispensent une formation dans un seul domaine, tel que les pêcheries, les arts, la technologie paramédicale ou l’agriculture. De plus, les collèges offrent des programmes d’alphabétisation et de rattrapage scolaire, des programmes de formation préprofessionnelle et de préapprentissage ainsi que les cours en classe des programmes d’apprentissage enregistrés. De plus, un vaste éventail d’ateliers, de programmes courts et de programmes de recyclage y sont offerts aux professionnelles et professionnels et aux travailleuses et travailleurs qualifiés.

Diplômes d’études collégiales

Les programmes collégiaux et d’instituts de deux et trois ans mènent généralement à un diplôme, alors que les programmes menant à un certificat durent généralement un an ou moins. Certains collèges et instituts confèrent des grades universitaires et des grades d’études appliquées et d’autres offrent des programmes de l’ordre d’enseignement universitaire. Au Québec, les collèges d’enseignement général et professionnel (cégeps) offrent le choix entre des programmes de formation générale de deux ans, préalables à la poursuite d’études universitaires, ainsi que des programmes de formation technique de trois ans préparant les étudiantes et étudiants au marché du travail ou à des études postsecondaires plus poussées.

Collèges et collectivités

Les collèges coopèrent très étroitement avec le milieu des affaires, l’industrie, les syndicats et la fonction publique pour dispenser des services de perfectionnement professionnel et des programmes spécialisés et, de façon plus large, avec leurs collectivités pour concevoir des programmes qui répondent aux besoins locaux.

Évaluation et reconnaissance des acquis

Environ 80 p. 100 des collèges du Canada reconnaissent également l’évaluation et la reconnaissance des acquis (ERA), dans une partie au moins de leurs programmes. Certaines universités la reconnaissent également et de plus en plus de provinces offrent des services d’ERA aux adultes, à l’ordre d’enseignement secondaire. L’ERA est un processus qui aide les adultes à démontrer leurs connaissances acquises en dehors d’une éducation formelle et à en obtenir la reconnaissance.

Formation et enseignement professionnels

Fournisseurs publics

L’enseignement professionnel fait référence à un programme pluriannuel ou à une série de cours dispensant une instruction spécialisée relative à une compétence ou à un métier, dont le but est de donner la possibilité aux étudiantes et étudiants de passer directement à une carrière ou à un programme basé sur la compétence ou le métier en question. Ce type d’instruction est offert dans les écoles secondaires et à l’échelon postsecondaire dans les collèges et instituts publics, les collèges privés à but lucratif et en milieu de travail par l’entremise de programmes d’enseignement en apprentissage. À l’ordre d’enseignement secondaire, les programmes d’enseignement professionnel sont parfois offerts dans des écoles séparées et spécialisées ou en tant que programmes optionnels dans des écoles qui offrent à la fois des filières de formation générale et de formation professionnelle. Les programmes des écoles secondaires préparent les élèves au monde du travail, à des programmes postsecondaires ou à un apprentissage. Le rôle des collèges publics a été décrit ci-dessus.

Fournisseurs privés

Les collèges privés peuvent être agréés par les gouvernements provinciaux ou fonctionner en tant qu’entités non agréées. Ils reçoivent parfois des fonds publics mais sont largement financés par les droits de scolarité et offrent des programmes dans des domaines tels le commerce, les sciences de la santé, les services à la personne, les arts appliqués, les technologies de l’information, l’électronique, les services et les métiers. Les programmes requièrent généralement une ou deux années d’études, bien que certains collèges privés d’enseignement professionnel offrent des programmes plus courts.

Apprentissage

Au Canada, les programmes d’apprentissage s’adressent surtout aux adultes mais, dans certaines instances, les jeunes sont de plus en plus nombreux à s’inscrire à de tels programmes. L’industrie connexe est chargée de la formation pratique, dispensée en milieu de travail, et l’établissement d’enseignement fournit les éléments théoriques. Les inscriptions aux programmes d’apprentissage ont augmenté de façon régulière, atteignant un effectif de près de 300 000 étudiantes et étudiants en 2005. Les hausses les plus importantes se situent dans les domaines des métiers de la construction de bâtiments.

Éducation des adultes et formation professionnelle

L’éventail des établissements, des gouvernements et des groupes qui offrent des programmes d’éducation des adultes et de formation professionnelle varient d’une instance à l’autre.

  • Les collèges préparent les adultes au marché du travail en offrant des programmes d’éducation et de formation professionnelle; les ministères responsables de l’alphabétisation, du perfectionnement des compétences, de l’apprentissage de la langue seconde et des autres programmes destinés aux adultes dispensent eux-mêmes divers programmes ou financent des organismes d’éducation formelle et non formelle chargés de concevoir et d’offrir ces programmes.
  • Certaines instances sont dotées de centres reconnus, spécialisés en apprentissage des adultes.
  • Les organisations communautaires et bénévoles sans but lucratif, les conseils et commissions scolaires et certaines entreprises privées, en grande partie financés par les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral, ciblent l’alphabétisation et les autres besoins de l’ensemble des adultes en matière d’apprentissage, bien que certains se concentrent sur des groupes précis, tels que les personnes en milieu rural, les communautés autochtones, les immigrantes et immigrants, les personnes licenciées et celles qui ont un niveau d’alphabétisation ou d’instruction peu élevé.
  • Le gouvernement fédéral travaille avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour financer plusieurs des programmes de perfectionnement des compétences et d’apprentissage du français ou de l’anglais langue seconde.

Le Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA) de 2012 a révélé que les Canadiennes et Canadiens sont parmi ceux qui possèdent le mieux les compétences requises au XXIe siècle. De plus, la main-d’œuvre au Canada est une des plus qualifiées et des plus instruites de l’OCDE.

Cependant, de nombreux sous-groupes de population ont démontré des niveaux de compétences démesurément faibles en alphabétisation, en numératie et en résolution de problèmes dans des environnements hautement technologiques, principalement les personnes qui n’ont pas obtenu leur diplôme d’études secondaires, les immigrantes et immigrants et les Autochtones.

Activités du gouvernement du Canada

Contribution fédérale

Le gouvernement fédéral du Canada appuie financièrement l’éducation postsecondaire et l’enseignement des deux langues officielles. De plus, il est responsable de l’éducation des Autochtones du Canada vivant dans les réserves, du personnel des forces armées et de la garde côtière et des personnes détenues dans les établissements correctionnels fédéraux.

Éducation primaire et secondaire des Autochtones

Le gouvernement fédéral partage avec les Premières nations la responsabilité d’offrir une éducation aux enfants qui résident normalement dans les réserves et qui fréquentent les écoles provinciales ou fédérales ou les écoles gérées par les bandes. En 2006 2007, Affaires indiennes et du Nord Canada a financé l’éducation de la maternelle à la 12e année de 120 000 élèves issus des Premières nations vivant dans les réserves de tout le pays. Les écoles gérées par les bandes dans les réserves éduquent environ 60 p. 100 des élèves vivant dans les réserves alors que 40 p. 100 fréquentent hors des réserves des écoles qui relèvent de l’autorité provinciale, généralement à l’ordre d’enseignement secondaire. Les enfants membres des Premières nations qui vivent à l’extérieur des réserves sont éduqués dans les écoles primaires et secondaires publiques de leur ville, de leur village ou de leur collectivité, où la province ou le territoire leur fournit la majorité des services éducatifs.

Éducation postsecondaire des Autochtones

Des fonds sont également disponibles pour l’aide postsecondaire et des programmes pour les Indiennes et Indiens inscrits résidant à l’extérieur ou à l’intérieur des réserves, Affaires indiennes et du Nord Canada aidant annuellement quelque 23 000 étudiantes et étudiants pour les frais de scolarité, les manuels et les frais de subsistance. Ce ministère finance en outre certains établissements postsecondaires pour l’élaboration et la prestation de cours collégiaux et universitaires visant à favoriser la réussite scolaire des Indiennes et Indiens inscrits et des Inuites et Inuits à l’ordre d’enseignement postsecondaire.

Financement de l’enseignement postsecondaire par le fédéral

En plus de financer les universités et les collèges par l’entremise des transferts de paiements, le gouvernement fédéral verse une aide directe aux étudiantes et étudiants. Ces programmes, ainsi que plusieurs autres programmes similaires offerts par les provinces et territoires, visent à rendre l’enseignement postsecondaire accessible à un plus grand nombre et à réduire la dette étudiante :

  • Chaque année, le Programme canadien de prêts aux étudiants et d’autres programmes provinciaux et territoriaux similaires accordent des prêts, des subventions et des exemptions d’intérêts à plus de 350 000 étudiantes et étudiants de l’ordre d’enseignement postsecondaire.
  • La Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire verse annuellement 350 millions de dollars en bourses à quelque 100 000 étudiantes et étudiants aux quatre coins du Canada.
  • En 2009 2010, le programme canadien de subventions aux étudiantes et étudiants remplacera cette fondation en offrant aux personnes qui poursuivent des études postsecondaires des subventions calculées en fonction de leur revenu.
  • Le Programme de la subvention canadienne pour l’épargne-études encourage financièrement les parents à épargner en prévision des études postsecondaires de leurs enfants.

Langues officielles

Fidèle à son histoire et à sa culture, le Canada a adopté la Loi sur les langues officielles, édictée en 1969 puis modifiée en 1988, qui établit le français et l’anglais comme les deux langues officielles du Canada et qui prévoit un soutien aux minorités de langue française et de langue anglaise. Selon le recensement de 2006, 67,6 p. 100 des Canadiennes et Canadiens ne parlent que l’anglais, 13,3 p. 100 ne parlent que le français et 17,4 p. 100 parlent les deux langues. La population d’expression française se retrouve surtout au Québec et, alors que les autres provinces et territoires comportent une minorité linguistique francophone, le Québec compte une minorité linguistique anglophone.

Enseignement des langues

Les politiques et les programmes de financement du gouvernement fédéral en matière de langues officielles portent sur deux volets au chapitre de l’éducation : l’enseignement dans la langue de la minorité et l’apprentissage de la langue seconde. Par l’entremise du Programme des langues officielles dans l’enseignement, le gouvernement fédéral transfert aux provinces et territoires des fonds réservés à ces activités, et ce dans le cadre d’accords bilatéraux et généraux qui respectent les champs de compétence et les besoins uniques de chaque province et territoire. Les accords bilatéraux relatifs à ces contributions sont négociés aux termes d’un protocole conclu par l’entremise du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) [CMEC]. Deux programmes pancanadiens financés par le gouvernement fédéral et coordonnés par le CMEC donnent aux jeunes la possibilité de participer à un échange et d’étudier pendant l’été pour parfaire la maîtrise de la langue seconde.

Conseil des ministres de l’Éducation (Canada)

Le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) [CMEC] a été créé en 1967 par les ministres provinciaux et territoriaux responsables de l’éducation désireux de se donner un forum où ils pourraient discuter d’enjeux communs, entreprendre ensemble des initiatives sur l’éducation et promouvoir les intérêts des provinces et territoires auprès des organisations pancanadiennes du secteur de l’éducation, du gouvernement fédéral, des gouvernements étrangers et des organisations internationales. Le CMEC est la voix collective de l’éducation au Canada et, par son entremise, les provinces et territoires travaillent ensemble sur des objectifs communs couvrant un large éventail d’activités aux ordres d’enseignement primaire, secondaire et postsecondaire 

Alberta


Alberta Education
Ministre : David Eggen
www.education.alberta.ca/
Téléphone : (780) 427-5010
Télécopieur : (780) 427-5018
Coordonnées détaillées
 
Alberta Advanced Education
Ministre : Marlin Robert Schmidt
www.eae.alberta.ca
Téléphone : (780) 427-5777
Télécopieur : (780) 427-8733
Coordonnées détaillées

Colombie-Britannique


Ministry of Education
Ministre : Rob Fleming
www.gov.bc.ca/bced/
Téléphone : (250) 387-1977
Télécopieur : (250) 387-3200
Coordonnées détaillées
 
Ministry of Advanced Education
Ministre : Melanie Mark
http://www.gov.bc.ca/aved/
Téléphone : (250) 356-0179
Télécopieur : (250) 952-0260
Coordonnées détaillées

Manitoba


Ministère de l’Éducation et de la Formation
Ministre : Ian Wishart
www.edu.gov.mb.ca/indexfr.html
Téléphone : (204) 945-0418
Télécopieur : (204) 945-1291
Coordonnées détaillées

Nouveau-Brunswick


Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance
Ministre : Brian Kenny
www2.gnb.ca/content/gnb/fr/ministeres/education.html
Téléphone : (506) 453-3678
Télécopieur : (506) 457-4810
Coordonnées détaillées
 
Ministère de Éducation postsecondaire, Formation et Travail
Ministre : Roger Melanson
www2.gnb.ca/content/gnb/fr/ministeres/education_postsecondaire_formation_et_travail.html
Téléphone : (506) 453-2597
Télécopieur : (506) 453-3618
Coordonnées détaillées

Terre-Neuve-et-Labrador


Department of Education and Early Childhood Development
Ministre : Dale Kirby
www.gov.nl.ca/edu/
Téléphone : (709) 729-5040
Télécopieur : (709) 729-0414
Coordonnées détaillées
 
Department of Advanced Education, Skills and Labour
Ministre : Al Hawkins
www.hrle.gov.nl.ca/hrle/
Téléphone : (709) 729-3580
Télécopieur : (709) 729-6996
Detailed Contact Information

Nouvelle-Écosse


Department of Education and Early Childhood Development
Ministre : Karen Lynn Casey
www.ednet.ns.ca
Téléphone : (902) 424-4236
Télécopieur : (902) 424-0680
Coordonnées détaillées
 
Department of Labour and Advanced Education
Ministre : Kelly Regan
http://novascotia.ca/lae/
Téléphone : (902) 424-6647
Télécopieur : (902) 424-0575
Coordonnées détaillées

Nunavut


Ministère de l’Éducation
Ministre : Paul Quassa
www.gov.nu.ca/fr
Téléphone : (867) 979-5600
Télécopieur : (867) 979-5605
Coordonnées détaillées

Territoires du Nord-Ouest


Department of Education, Culture and Employment
Ministre : Alfred Moses
www.ece.gov.nt.ca
Téléphone : (867) 767-9142, poste 11120
Télécopieur : (867) 873-0481
Coordonnées détaillées

Ontario


Ministère de l’Éducation
Ministre : Mitzie Jacquelin Hunter
www.edu.gov.on.ca
Téléphone : (416) 325-2600
Télécopieur : 325-6348
Coordonnées détaillées
 
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle
Ministre : Deborah Drake Matthews
www.tcu.gov.on.ca/fre/  
Téléphone : (416) 326-1600
Télécopieur : (416) 326-1656
Coordonnées détaillées

Île-du-Prince-Édouard


Ministère de l’Éducation, de l’Apprentissage de la petite enfance et de la Culture
Ministre : Doug W. Currie
https://www.princeedwardisland.ca/fr/sujet/education-developpement-prescolaire-et-culture
Téléphone : (902) 438-4876
Télécopieur : (902) 438-4150
Coordonnées détaillées
 
Ministère de la Main-d’oeuvre et des Études supérieures
Ministre : Sonny Gallant
https://www.princeedwardisland.ca/fr/sujet/main-doeuvre-et-etudes-superieures
Téléphone : Telephone: (902) 368-4801
Télécopieur : (902) 368-5277
Coordonnées détaillées

Québec

Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur
Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport : Sébastien Proulx
www.education.gouv.qc.ca
Téléphone : (418) 644-0664
Télécopieur : (418) 646-7551
Coordonnées détaillées
 
Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur
Ministre : Hélène David
www.education.gouv.qc.ca
Téléphone : (418) 644-0664
Télécopieur : (418) 646-7551
Coordonnées détaillées
     
 

Saskatchewan


Ministry of Education
Minister: Bronwyn Eyre
www.saskatchewan.ca/government/government-structure/ministries/education
Téléphone : (306) 787-0613
Télécopieur : (306) 787-6946
Coordonnées détaillées
 
Ministry of Advanced Education
Minister: Kevin Doherty
www.saskatchewan.ca/government/government-structure/ministries/advanced-education
Téléphone : (306) 787-0341
Télécopieur : (306) 798-0263
Coordonnées détaillées

Yukon


Ministère de l’Éducation
Ministre : Tracy-Anne McPhee
www.education.gov.yk.ca/fr/
Téléphone : (867) 667-5141
Télécopieur : (867) 393-6254
Coordonnées détaillées